Le secteur auto : une croissance à l'échelle mondiale

Le secteur auto : une croissance à l'échelle mondiale

Publié le 23/01/2014 // Modifié le 09/08/2018

L’automobile est un secteur en plein essor : on aurait cru impossible de le dire il y a quelques années. Pourtant, la mondialisation et les mutations parfois douloureuses qu’elle a entraîné commence à payer. Les franchisés auto-moto et ceux qui envisagent de créer leur entreprise en franchise dans le secteur voudront sans doute savoir pourquoi l’automobile a de nouveau le vent en poupe.

Une croissance tirée par les pays émergents

Les tendances de l’évolution sont assez claires pour Yann Delabrière, le président de Faurecia, un acteur majeur parmi les fournisseurs des constructeurs automobiles. Il en compte quatre : la globalisation des techniques, conséquence logique de la mondialisation ; une place de plus en plus prépondérante de l’Asie parmi les fabricants et les vendeurs (celle-ci représente 75 % de la croissance, notamment grâce à l’arrivée de la Chine) ; l’émergence de la stratégie des « plate-formes » chez les constructeurs, afin de rester compétitifs ; les technologies et leur montée en puissance, la connectivité et les fonctionnalités interactives qui révolutionnent la façon de concevoir l’intérieur d’une voiture.

Alors que les marchés domestiques des constructeurs se révèlent difficiles, incertains, voire volatiles, les pays émergents assurent des revenus plus stables, et ce en dépit de mythes à la vie dure. Les constructeurs ont donc tendance à se reposer sur ces nouveaux marchés pour réévaluer leurs stratégies et penser leurs produits véritablement mondiaux. Même aux États-Unis, les fabricants automobiles s’adaptent en construisant des modèles destinés à l’Europe comme aux pays d’Asie, dotés de moteurs quatre cylindres.

L’exemple d’un pays qui bénéficie de la croissance du secteur : le Maroc

Le Maroc poursuit actuellement une stratégie qui tend à favoriser les implantations d’équipementiers et d’usines d’assemblage de spécialités. Le développement de la chaîne de valeur du secteur automobile a permis de réaliser un chiffre d’affaire à l’export de près de 1,7 milliards d’euros (19 milliards de dirhams) à la fin du mois d’août 2013, ce qui représente un taux de croissance de 19 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Le projet phare dans le paysage automobile marocain est l’usine Renault Tanger Méditerranée. Le constructeur a investi cette année quatre milliards et demi de dirhams, soit 400 millions euros, pour ouvrir une deuxième ligne, ce qui amène sa capacité de production annuelle à 340.000 véhicules. En 2014, plus d’un milliard d’euros (12 milliards de dirhams) sera investi pour le développement du projet, ce qui devrait créer à terme 30.000 emplois. Les travaux de la seconde tranche du projet seront lancés dès janvier 2015.

Pour le Maroc, l’installation de nouveaux constructeurs majeurs n’est d’ailleurs pas exclue. Autour de l’usine Renault s’installe un complexe automobile majeur, la Tanger Automotive City. En synergie avec le port industriel de la cité, située en zone franche et dotée d’exemptions de taxes sur les cinq premières années, la « TAC » ambitionne d’accueillir des acteurs du secteur automobile venus du monde entier. Tous les moyens sont mis en œuvre pour faciliter l’implantation des industriels.

L’automobile est un secteur en plein essor : on aurait cru impossible de le dire il y a quelques années. Pourtant, la mondialisation et les mutations parfois douloureuses qu’elle a entraîné commence à payer. Les franchisés auto-moto et ceux qui envisagent de créer leur entreprise en franchise dans le secteur voudront sans doute savoir pourquoi l’automobile a de nouveau le vent en poupe.

Une croissance tirée par les pays émergents

Les tendances de l’évolution sont assez claires pour Yann Delabrière, le président de Faurecia, un acteur majeur parmi les fournisseurs des constructeurs automobiles. Il en compte quatre : la globalisation des techniques, conséquence logique de la mondialisation ; une place de plus en plus prépondérante de l’Asie parmi les fabricants et les vendeurs (celle-ci représente 75 % de la croissance, notamment grâce à l’arrivée de la Chine) ; l’émergence de la stratégie des « plate-formes » chez les constructeurs, afin de rester compétitifs ; les technologies et leur montée en puissance, la connectivité et les fonctionnalités interactives qui révolutionnent la façon de concevoir l’intérieur d’une voiture.

Alors que les marchés domestiques des constructeurs se révèlent difficiles, incertains, voire volatiles, les pays émergents assurent des revenus plus stables, et ce en dépit de mythes à la vie dure. Les constructeurs ont donc tendance à se reposer sur ces nouveaux marchés pour réévaluer leurs stratégies et penser leurs produits véritablement mondiaux. Même aux États-Unis, les fabricants automobiles s’adaptent en construisant des modèles destinés à l’Europe comme aux pays d’Asie, dotés de moteurs quatre cylindres.

L’exemple d’un pays qui bénéficie de la croissance du secteur : le Maroc

Le Maroc poursuit actuellement une stratégie qui tend à favoriser les implantations d’équipementiers et d’usines d’assemblage de spécialités. Le développement de la chaîne de valeur du secteur automobile a permis de réaliser un chiffre d’affaire à l’export de près de 1,7 milliards d’euros (19 milliards de dirhams) à la fin du mois d’août 2013, ce qui représente un taux de croissance de 19 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Le projet phare dans le paysage automobile marocain est l’usine Renault Tanger Méditerranée. Le constructeur a investi cette année quatre milliards et demi de dirhams, soit 400 millions euros, pour ouvrir une deuxième ligne, ce qui amène sa capacité de production annuelle à 340.000 véhicules. En 2014, plus d’un milliard d’euros (12 milliards de dirhams) sera investi pour le développement du projet, ce qui devrait créer à terme 30.000 emplois. Les travaux de la seconde tranche du projet seront lancés dès janvier 2015.

Pour le Maroc, l’installation de nouveaux constructeurs majeurs n’est d’ailleurs pas exclue. Autour de l’usine Renault s’installe un complexe automobile majeur, la Tanger Automotive City. En synergie avec le port industriel de la cité, située en zone franche et dotée d’exemptions de taxes sur les cinq premières années, la « TAC » ambitionne d’accueillir des acteurs du secteur automobile venus du monde entier. Tous les moyens sont mis en œuvre pour faciliter l’implantation des industriels.

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